Albert Camus (Fle A2-B1)

Publié le 15 Janvier 2010

C'est le cinquantième anniversaire de la mort de l’écrivain

Albert Camus est né en Algérie en 1913. Ses parents étaient pauvres. Son père est mort un an après sa naissance (his birth). Albert a grandi (grandir =  to grow up) avec sa mère qui était femme de ménage (=cleaner). Elle ne savait pas lire.
Albert Camus est devenu écrivain grace au (=thanks to) soutien (=support) de son professeur d'école primaire.
En 1957, il est le plus jeune auteur a recevoir le prix Nobel de Littérature.
Il est mort dans un accident de voiture le 4 janvier 1960.
Aujourd'hui, Sarkozy propose de célébrer la mémoire de cet écrivain célèbre. Les médias pensent que le président de la république française essaie d'utiliser la popularité d'Albert Camus pour sa publicité personnelle.


 Extrait d'un article
écrit par Minsili ZANGA

Revenu au devant de la scène médiatique suite au souhait de Nicolas Sarkozy de le voir rejoindre le Panthéon, Albert Camus sera porté à l’écran mercredi 6 janvier sur France, au cours d’un téléfilm qui revient sur les dernières années de l’auteur de "La Peste". (=Albert Camus est populaire en ce moment parce que Sarkozy a proposé que son corps aille au Panthéon. Le 6 janvier, il y a eu un documentaire a la télé qui parle des dernières années de sa vie.)


A l’occasion du cinquantième anniversaire de la disparition de l’auteur de "L’Étranger", "L’Homme révolté", "la Chute" ou "La Peste", la presse française, unanime, salue l’œuvre de celui qui est considéré comme ayant toujours été du côté des opprimés dans ses écrits.
(=Parce que c'est l'anniversaire de la mort de l'écrivain, la presse francaise parle de ses livres avec avec beaucoup de respect. Camus est considéré comme un auteur qui a toujours écrit au sujet des personnes opprimées - oppressed).


Traduit dans des dizaines de langues, ses livres suscitèrent à son époque une certaine polémique du côté de ses pairs comme Sartre par exemple. Après sa critique du communisme dans "L’Homme révolté", Sartre consommera sa rupture avec Albert Camus, souvent accusé de n’avoir jamais ouvertement pris position. (=Les livres de Camus sont traduits dans beaucoup de langues. A l'époque -back in those times- ses livres ont provoqué des débats importants parmi -among- les écrivains, par exemple Sartre. Dans son livre "l'homme révolté", Camus a critiqué le communisme. Apres ce livre, Sartre n'était plus son ami).
Fils de pieds noirs, Albert Camus gardera toujours en lui l’Algérie de son enfance, une Algérie où par sa condition, il aura eu à côtoyer les "indigènes", les Algériens musulmans, à l’époque où le pays était considéré comme une partie de la France. Pourtant, si une partie des Algériens considèrent Camus comme faisant partie du patrimoine national, pour une autre, ses hésitations et son "refus" de condamner plus ouvertement la situation politique de l’époque, interrogent. Après l’obtention de son Nobel à Stockholm, Albert Camus dira, dans un discours devenu célèbre : "Je n’ai jamais pu renoncer à la lumière, au bonheur d’être, à la ville libre où j’ai grandi", et confessera être "riche de (ses) seuls doutes et d’une œuvre encore en chantier".
(=Camus a grandi en Algérie, il est donc considéré par les Francais comme un "pied noir". Il est populaire en Algérie mais des Algériens lui reprochent de ne pas avoir protesté contre la situation politique de l'Algérie par rapport a la France).


Albert camus au Panthéon ?

En déclarant qu’Albert Camus avait sa place au Panthéon, le président français, selon certains, a eu une démarche de récupération politicienne. C’est ce que pense notamment Jean Yves Guérin auteur d’un pavé de 800 pages, "Dictionnaire Albert Camus". Pour Jean Yves Guérin qui s’exprimait sur RFI (radio France Internationale), Albert Camus a sa place au Panthéon, mais la démarche ne doit pas être celle initiée par le président français, car derrière se cache une récupération de la mémoire de l’auteur. (M.Z)

(=Sarkozy dit que Camus doit aller au Panthéon. Des personnes pensent qu'il fait cette proposition parce que Camus est tres populaire et le président voudrait faire sa propre publicité. Le spécialiste de Camus, Jean Yves Guérin, qui a écrit un dictionnaire de 800 pages sur Camus, est d'accord pour dire que Camus a sa place au Panthéon. Mais ce n'est pas au président de faire cette proposition).

Qui est au Panthéon a Paris?
71 célébrités; des écrivains, avocats, politiciens, scientifiques etc. Par exemple Zola, Dumas, Victor Hugo. Il y a juste une femme ! C'est Marie Curie.

 

 



Le début du livre l'étranger ;

Le début de l'Etranger est très célèbre dans la littérature francaise. Pourquoi? Parce que Camus présente un personnage qui n'a pas de sentiments, pas d'émotion. Sa mère est morte mais l'enterrement est une formalité ;


"Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J'ai reçu un
télégramme de l'asile: «Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués (=yours faithfully).»
Cela ne veut rien dire (=it doesn't mean anything). C'était peut-être hier.
L'asile de vieillards (=old people) est à Marengo, à quatre-vingts kilomètres d'Alger. Je prendrai l'autobus à deux heures et j'arriverai dans l'après-midi. Ainsi (=thus, so), je pourrai veiller (=keep watch over the dead) et je rentrerai demain soir.
J'ai demandé deux jours de congé (=day off) à mon patron (=boss) et il ne pouvait pas me les refuser avec une excuse pareille (=with such an excuse). Mais il n'avait pas l'air content. Je lui ai même dit : «Ce n'est pas de ma faute.» II n'a pas répondu. J'ai pensé alors que je n'aurais pas dû lui dire cela (=I thought then that I souldn't have said so).
En somme (=in sum), je n'avais pas à m'excuser. C'était plutôt à lui de me présenter ses condoléances. Mais il le fera (=faire au futur) sans doute après-demain, quand il me verra (=voir au futur) en deuil (=mourning). Pour le moment, c'est un peu comme si maman n'était pas morte.
Après l'enterrement (=funeral), au contraire, ce sera une affaire classée et tout aura revêtu une allure plus officielle (=everything will look more official).
J'ai pris l'autobus à deux heures. II faisait très chaud. J'ai mangé au restaurant, chez
Céleste, comme d'habitude. Ils avaient tous beaucoup de peine pour moi et Céleste
m'a dit: «On n'a qu'une mère.» (=one has only one mother).Quand je suis parti, ils m'ont accompagné à la porte.
J'étais un peu étourdi (=dizzy) parce qu'il a fallu que (=il faut au passé) je monte chez Emmanuel pour lui emprunter (=to borrow) une cravate noire et un brassard (=armband). Il a perdu son oncle, il y a quelques mois.
J'ai couru pour ne pas manquer le départ. Cette hâte, cette course, c'est à cause de
tout cela sans doute, ajouté aux cahots (=jolts), à l'odeur d'essence, à la réverbération de la
route et du ciel, que je me suis assoupi (s'assoupir = to fall asleep). J'ai dormi pendant presque tout le trajet (=journey). Et quand je me suis réveillé, j'étais tassé contre un militaire qui m'a souri et qui m'a demandé si je venais de loin. J'ai dit «oui» pour n'avoir plus à parler."

Rédigé par frenchteacher

Publié dans #LITTÉRATURE

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Pastel49 16/01/2010 22:27


je n'ai lu aucun livre de Camus est ce grave docteur ?? cela doit il être réparé ou laissé en l'état ??je ne sais pas je ne suis tout simplement pas attirée mais peut être à tort ..


frenchteacher 17/01/2010 13:00


Personnellement j'ai lu Camus a l'ecole parce que c'etait le desir des professeurs. Alors j'ai lu l'etranger et la Peste. et puis j'ai aussi lu les Justes.
Mais je ne suis pas fan. Parce contre je crois que j'ai tout lu de Sartre et c'etait un reel plaisir.