Publié le 15 Février 2013

Je viens de finir le livre « French children don’t throw food », par Pamela Druckerman, chaudement recommandé par une amie française. Elle me disait que ce livre expliquait pourquoi les enfants français, selon son expérience, sont beaucoup plus agréables à vivre que les enfants anglophones : ils sont mieux éduqués.

 Comme d’habitude, il y a à prendre et à laisser dans ce livre. Beaucoup de stéréotypes sur les Parisiennes élégantes qui n’ont pas pris un gramme après leur grossesse (ou se sont débrouillées pour tout perdre avant de retourner au travail trois mois après la naissance de leur enfant). Ce livre aborde tant de questions importantes sur l’éducation que les forums anglophones ne tarissent pas de commentaires. On y parle du fait que les Françaises n’hésitent pas à demander la péridurale (C’est un débat dans les rencontres prénatales en Angleterre. On vante l’aspect naturel et l’importance de la souffrance physique comme première séparation entre la mère et l’enfant) et allaitent très peu. Les Françaises n’aiment pas être considérées comme des vaches à lait et réservent leurs seins à leur partenaire. Ajoutons qu’elles sont bien peu encouragées par la société qui les entoure ainsi que par leur rythme professionnel, comparé aux anglophones.

Aussi, faut-il laisser pleurer son enfant pour l’aider à faire ses nuits ? Pour ou contre la fessée ? Comment faire pour que l’enfant mange de tout sans hurler ? L’auteure, une journaliste américaine qui élève ses trois enfants à Paris, semble avoir fait beaucoup de recherches et d’interviews d’Américains et Français, spécialistes en éducation ou tout simplement parents ayant une opinion sur le sujet. On pourra lui reprocher de n’avoir approché que des Français assez aisés et les problèmes qui touchent les banlieues ou parents isolés semblent inexistants. Non, en France, tous les enfants sont polis, calmes, obéissants et dégustent leurs plats comme des critiques dans un restaurant à trois étoiles Michelin. Ceci parce que leurs parents n’hésitent pas à dire « non » fermement, ne cèdent pas à des caprices d’enfant roi et que les cantines offrent des menus très étudiés. C’est assez ironique que, alors que les Anglophones se jetaient sur ce livre dès sa parution, à la recherche du mystère français digne de « Ils mangent du foie gras tous les jours mais ne grossissent pas », les journaux français parlaient de la violence dans les écoles secondaires. Ah, la « French touch » fait toujours son effet, surtout avec la jolie couverture de ce livre où l’on voit, sur un fond de carreaux rouge et blanc façon Bonne Maman, une jolie française, mince et chic, à la terrasse d’un café avec ses deux enfants habillés Petit-Bateau de la tête au pied.

J’avoue avoir dévoré ce livre et avoir lu de nombreux passages à mon mari, fière comme Louis de Funès dans Rabbi Jacob : « C’est ça la France ! ». J’ai retrouvé avec bonheur des habitudes françaises qui m’ont rendue complètement nostalgique de cette époque qui disparaît petit à petit, jusqu’à en rire aux éclats dans le train. Je pense que l’on doit lire le livre de Pamela Druckerman comme un roman et non comme une analyse sociale ou un livre pour futurs parents (quoique je salue ses recherches qui incluent Rousseau, Dolto et des statistiques qui me disent que les enfants français ont une mortalité infantile de 50% inférieure à celle des américains).

Le lire m’a donné envie de boucler mes valises pour retourner vivre en France immédiatement, afin de profiter des crèches, écoles maternelles et soins prodigués à la mère après l’accouchement. Pour profiter de la vie en France, tout simplement, comme les étrangers me disent souvent. Malheureusement, l’éducation stricte à la française a ses nombreux revers et je vais maintenant lire « On achève bien les écoliers »,de Peter Gumbel, dont l’extrait (link) me fait penser que c’est sans doute sain pour le développement de l’enfant "de jeter la nourriture" (=traduction du titre de P. D.).  

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Rédigé par Frenchteacher

Publié dans #PETITE PHILOSOPHIE

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Publié le 13 Février 2013

La semaine dernière, j'ai demandé à mes étudiants de présenter un quartier qu'ils aiment beaucoup à Paris. Vous connaissez sans doute Andy dont je publie parfois les compositions. Hier, il nous a parlé du quartier latin.

  

"Le quartier latin est un quartier parisien qui est très connu. L'université de Paris -la Sorbonne- se trouve dans ce quartier et donc il y a beaucoup d'étudiants. C'est très animé et vivant ; dans les rues il y a des gens, du bruit et de la musique.

Le quartier s'appelle le quartier latin parce que le latin était la langue internationale pour l'éducation au Moyen-Age. Les gens qui allaient à l'université à cette époque parlaient principalement le latin. Donc, c'était la langue du quartier ;)

Aujourd'hui, les gens qui se trouvent dans le quartier latin parlent beaucoup de langues parce que c'est un quartier très touristique. Ce que je préfère à Paris, ce sont les petits cafés undefinedet il y en a beaucoup dans le quartier. Il y a aussi des bars sympa où on peut boire du vin ou des bières françaises (si on veut).

J'aime beaucoup ce quartier. Je le trouver hyper romantique. Si j'habitais à Paris, j'irais toujours me promener dans ce quartier." Andy.

 

(Les photos de cet article viennent du site suivant : link)

 

 

 La Sorbonne 

Petite note : "sympa" est une apocope de l'adjectif sympathique. Il est donc invariable. On doit écrire "des filles sympa". Mais cette apocope est tellement usagée que "sympa" est devenu un adjectif à part entière. L'orthographe "des filles sympas" est donc de plus en plus acceptée.                   

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Rédigé par Frenchteacher

Publié dans #TOURISME

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Publié le 7 Février 2013

Bon, voilà un quizz un peu difficile, je suis tombée sur quelques colles et je n'ai eu que 10/15... Pourrez-vous faire mieux ? N'hésitez pas à me faire part de votre résultat.

link

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Rédigé par Frenchteacher

Publié dans #GASTRONOMIE

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Publié le 6 Février 2013

Hier, j'ai trouvé par hasard l'origine du mot salaire dans un journal. Bien sûr, c'est très logique quand on y pense. Le mot salaire, salarium en latin, vient du mot sel. Comme vous le savez, le sel a toujours été important dans toutes les cultures car il est utile à la conservation des aliments et pour apprécier davantage notre cuisine. Pendant l'Antiquité, le sel était si important que les Romains surveillaient sa production et sa commercialisation. C'était une monnaie d'échange et c'était aussi le salaire des soldats. Maintenant, nous ferions immédiatement la grève si le gouvernement nous payait en sel. Et pourtant, le mot salaire est resté dans toutes les langues romanes, en italien, en espagnol, en portugais, en roumain et il est même passé du français à l'anglais ; salary.

 

 

Source photo : link

 

 

 

 

 

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Rédigé par Frenchteacher

Publié dans #EXPRESSIONS IDIOMATIQUES

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Publié le 4 Février 2013

Mes chers lecteurs et lectrices, comment allez-vous ?

Etes-vous sous la neige, la pluie, dans le froid et le vent ? Chez moi la météo change tous les jours, avec parfois un beau soleil froid. Je bois du thé bien chaud derrière mon ordinateur et j'espère que tout va bien chez vous.

En ce moment je voudrais écrire sur tant de choses, j'ai tant d'articles en tête : l'anniversaire de la mort de Louis de Funès -ah, Louis de Funès !- le tour du monde de François Gabart en 78 jours et sa victoire du Vendée Globe, notre défaite au rugby contre les Italiens, l'image du Tour de France à jamais entachée par Lance Armstrong (oui, oui, je suis le sport même si je n'en parle pas souvent). Je me demande si je devrais parler des stars qui s'exilent pour ne pas payer d'impôts ou autres raisons discutables et aussi de la situation du Mali, mais je préfère m'abstenir ; mon opinion n'intéresse sans doute que moi et puis je préfère que mon petit coin sur la toile ne parle que de jolies choses.

Mais mon grand problème c'est que je suis très occupée en ce moment. Avec le travail, avec des choses personnelles, avec des projets pour le futur ou qui devraient être prets dans les heures qui suivent (ah, ces chères dates limites !).

Alors, pas le temps d'aller au cinéma, de lire, de me promener sur Internet.

Mais je pense bien à vous et je vais essayer de poster quelques articles courant février. Les choses devraient retourner à la normale en mars (est-ce bien sûr ?).

Courage de votre côté contre l'hiver si froid cette année, et bonne continuation à tous ceux qui étudient notre langue.

 

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Rédigé par Frenchteacher

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