Publié le 31 Mars 2010

 

 

(Please note that you can find an English translation below this article).

 

Je voudrais écrire un article sur un très bon film que j'ai vu il y a quelques mois. J'ai voulu  écrire un article immédiatement mais j'étais très occupée.
Alors ce soir, je voudrais écrire mes impressions sur ce film qui m'a beaucoup touchée.
Il y a des films que je vais voir pour passer un bon moment, des films pour apprendre sur l'histoire, des films que j'aime parce qu'il y a de bons acteurs.


Je suis allée voir "Un prophète" avec une amie, parce que j'aime bien Jacques Audiard -je recommande le thriller "Sur mes lèvres" et "De battre mon cœur s'est arrêté"- et parce que j'ai lu que c'était un excellent documentaire sur les prisons en France.
Les critiques ont dit que le film était sérieux, sombre et triste et que la majorité du film se passe dans la prison. Je me suis acheté du chocolat et je me suis assise dans mon fauteuil, un peu inquiète à l'idée de l'univers qu'Audiard allait me montrer.
Le film était très bien fait et le personnage principal, un nouvel acteur, Tahar Rahim, était superbe de sincérité.
Le film se passait dans une prison. On ne sait pas pourquoi le jeune homme étaitt en prison pour six ans. Il était seul, il n'avait pas de famille, pas d'amis et dès le début il avait des problèmes avec la mafia corse qui règnait dans la prison. Le film a montré sa détermination à devenir quelqu'un d'important, un leader dans la prison.

Après le film, j'ai pleuré dans le bus pendant tout le trajet et toute la soirée chez moi. Quand mon mari est rentré du travail, il m'a demandé pourquoi je vais toujours voir des films français si tristes.

Ce film m'a vraiment prise par surprise. Je ne pleure pas souvent au cinéma. Peut-être une petite larme de temps en temps. Mais là, c'étaient des larmes incontrôlables. J'ai été tellement émue de voir qu'il y a des gens en France ou partout dans le monde qui sont complètement seuls. Ce jeune homme était seul contre le monde entier. Ce film m'a fait réaliser combien mon petit monde à moi est confortable. J'ai mon travail, ma famille, mes amis. Cet homme n'avait rien, pas de parents, de famille, d'amis. La solitude totale.

Ce soir là, j'ai beaucoup pleuré pour tous les gens qui sont comme lui, qui souvent dorment dans la rue et que nous ignorons consciencieusement quand ils sont sur notre chemin.



Attention, la bande-annonce (=trailer) contient des images choquantes;

 

I would like to write an article on a very good movie I saw a few months ago. I immediately wanted to write an article but I was very busy.
So tonight, I would like to write my feelings about this movie that really moved me.
There are movies that I go to see to have a good time, movies to learn about film history, movies which I like because there are good actors.

I went to see "A Prophet" with a friend, because I like Jacques Audiard (I recommend the thriller "Read My Lips" and "The Beat that my heart stopped") and because I read that it was an excellent documentary on prisons in France.
Critics said the movie was serious, dark and sad and the majority of the film is set in a prison. I bought chocolate and I sat in my chair a little worried about the universe Audiard was about to show me.
The movie was very well done and the main character, a new actor, Tahar Rahim, was superb with sincerity.
The film is set in a prison. It is not known why the young man is in jail for six years. He is alone, he has no family, no friends, and from the beginning he has problems with the Corsican mafia that exists in the prison. The film shows his determination to become someone important, a leader in the prison.
After the movie, I cried on the bus all the way and the whole evening at my home. When my husband came home from work, he asked me why I always see so sad French movies.
This film really took me by surprise. I do not often cry at the cinema. Maybe a little tear from time to time. But there were uncontrollable tears. I was so moved to see that there are people in France or anywhere in the world who are completely alone. This young man was alone against the world. This film made me realize how my small world is comfortable. I have my work, my family, my friends. This man has nothing, no parents, family, friends. The total solitude.
That night, I cried a lot for all the people who are like him, who often sleep in the street and we consciously ignore when they are on our way.

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Rédigé par frenchteacher

Publié dans #CINÉMA

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Publié le 29 Mars 2010



Attention ! Avant d’étudier le subjonctif, révisez vos verbes irréguliers au présent.

 

Le subjonctif, qu’est-ce que c’est ? Un grand mystère pour les étudiants en Français !
Il existe dans beaucoup de langues latines mais il n’existe pas en anglais.

Quand est-ce que j’utilise le subjonctif ? Il vient en général après un verbe+que ou une structure+que pour exprimer quelque chose de subjectif. Par exemple une opinion, une nécessité, un souhait (a wish), un sentiment (a feeling), un doute…

Pour commencer, mémorisez qu’il vient toujours après « Il faut que ». Cette expression fréquente en français est similaire de « c’est nécessaire » ou « je dois ».

 

La conjugaison est très simple ;

Il faut que je téléphone à ma mère.

Il faut que tu achètes du pain, du vin et du fromage.

Il faut qu’il se prépare pour un rendez-vous.

Il faut qu’ils vérifient leurs mails.

Oui ! En général, le subjonctif est identique au présent. C’est simple !

 

Il n’y a pas de différence. Excepté, bien sûr, pour les verbes irréguliers au présent.

Par exemple :

Ils boivent de l’eau. Il faut que je boive de l’eau. (au présent ; je bois, tu bois, il boit)

Ils finissent tôt. Il faut que tu finisses tôt. (au présent ; je finis, tu finis, il finit)

Ils dorment. Il faut qu’elle dorme. (= je dors, tu dors, elle dort)

Ils prennent le train. Il faut qu’elle prenne le train. (=je prends, tu prends, elle prend).

 

Pour « nous » et « vous », vous ajoutez un « i » au verbe du présent, comme à l'imparfait ;

Il faut que nous allions à la gym ce week-end. Il faut que vous regardiez ce film. Il faut que nous écrivions à nos amis. Il faut que vous lui parliez.

 

Voilà un verbe complet normal ;

Il faut que…

Je mémorise, tu mémorises, il mémorise, ils mémorisent

Nous mémorisions, vous mémorisiez.

 

Un verbe avec un présent irrégulier ;

Il faut que …

Je boive, tu boives, il boive, ils boivent plus d’eau

Nous buvions, vous buviez moins d’alcool (=verbes à l'imparfait)

 

Ok. Quelles sont les exceptions ? Etre, avoir, aller, faire… Quelle surprise !

Etre : Il faut que je sois patient (=I must be patient)

Que je sois, que tu sois, qu’il soit, que nous soyons, que vous soyez, qu’ils soient.

Avoir : Il faut que j’aie cette robe (=I must have this dress)

Que j’aie, que tu aies, qu’il ait, que nous ayons que vous ayez, qu’ils aient.

Aller : Il faut que j’aille chez le docteur (=I must go to the doctor)

Que j’aille, que tu ailles, qu’il aille, que nous allions, que vous alliez, qu’ils aillent.

Faire : Il faut que je fasse la vaisselle (=I must do the washing-up)

Que je fasse, que tu fasses, qu’il fasse, que nous fassions, que vous fassiez, qu’ils fassent.

 

Aujourd’hui, je suis très occupée. Il faut que je sois organisée parce que j’ai plein de choses à faire. D’abord, il faut que je prenne rendez-vous chez le dentiste et que j’écrive quelques mails. Il faut que j’aille à la banque et que je fasse les courses. Il faut que je fasse mon repassage (ironing) et le ménage (housework). Et après tout ça, j’irai au cinéma !

 

Et vous, qu’est-ce qu’il faut que vous fassiez ?

 

 

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Rédigé par frenchteacher

Publié dans #GRAMMAIRE-VOCABULAIRE

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Publié le 26 Mars 2010

Chers lecteurs et lectrices,

je vous demande de voter pour votre célébrité préférée.

Voici une liste de célébrités francophones décédées en avril.

Je vais sélectionner une célébrité pour être la star du mois et écrire quelques articles sur vos célébrités préférées;


Aimé Césaire


  Simone de Beauvoir

Jean-Paul Sartre


Auguste Lumière


   Marcel Dassault


 Marcel Pagnol


Georges Pompidou


    Pablo Picasso

Pierre Curie


Edouard Manet



  Jacques Montgolfier







Georges Danton

    Mirabeau

    Jean Racine


Jean de La Fontaine


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Rédigé par frenchteacher

Publié dans #HISTOIRE ET TRADITIONS

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Publié le 26 Mars 2010

Quand j’étais petite, j’habitais à la campagne. La campagne, pour moi, c’était très ennuyeux. Il n’y avait pas de cinéma, de boutiques ou de restaurants. Il y avait juste des arbres (=trees) et beaucoup de vaches (=cows).

Mes parents adoraient faire des promenades pendant des heures dans la campagne avec les chiens. Moi, je préférais lire mes livres d’Alexandre Dumas ou Emile Zola. Je voulais devenir écrivain.


J’allais à l’école de mon village
. Elle était très petite et il n’y avait pas beaucoup d’enfants. Ils étaient tous très calmes et studieux, excepté Pascal qui aimait faire des bêtises (=naughty things). Un jour, il a fait des trous (=holes) dans le tee-shirt d’un élève (=pupil) avec une paire de ciseaux. C’est l’événement le plus violent de mon enfance. Eh oui, mon village était très tranquille.

 

En vacances, je voulais visiter des villes étrangères ; Prague, Venise, Londres, New York. Mais mes parents préféraient aller à la montagne pour faire des randonnées (=hiking). Je détestais nager dans la mer, bronzer ou faire du sport. J’aimais quand nous visitions des châteaux ou des musées. Une fois, nous avons écouté « Carmen » en plein air (open air). C’était superbe.

 

Quand j’avais 20 ans, j’habitais un petit appartement avec une amie, Emilie. Elle était anorexique mais elle aimait bien cuisiner des gâteaux pour moi. Je n’étais pas très organisée ; ma chambre était toujours en bazar. Emilie choisissait (choisir = to choose) ses vêtements le soir pour le jour d'après et elle nettoyait (nettoyer = to clean) ses chaussures chaque matin avant d’aller à l’université. Le week-end, j’allais danser ou je sortais avec des amis mais Emilie préférait ranger (=to tidy up) l’appartement. Je n’ai pas habité longtemps avec Emilie.

   

Pour réviser la structure de l'imparfait ; l'imparfait - I used to

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Rédigé par frenchteacher

Publié dans #GRAMMAIRE-VOCABULAIRE

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Publié le 25 Mars 2010

 

L’imparfait exprime des habitudes passées (=I used to).

  Afficher l'image en taille réelle
Quand j’étais petit, j’habitais à la campagne.
Maintenant, j’habite à Paris.

Quand j’étais adolescent, j’écoutais du hard-rock. Maintenant j’écoute de la musique classique.

Quand j’avais 20 ans, je ne cuisinais jamais. Maintenant, j’aime inviter mes amis à dîner.

 

La conjugaison est très simple :

Avant :

J’habitais, tu habitais, il habitait, ils habitaient

(ais, ait, aient = la prononciation est identique)

Nous habitions, vous habitiez.

 


Attention ! Vous devez réviser vos verbes au présent. On construit l’imparfait avec la base de « nous » au présent ;

Nous buvons = je buvais, tu buvais, il buvait, nous buvions, vous buviez, ils buvaient.

Nous prenons = je prenais, tu prenais, il prenait, nous prenions, vous preniez, ils prenaient.

Nous finissons = je finissais, tu finissais, il finissait, nous finissions, vous finissiez, ils finissaient.

Nous disons = je disais, tu disais, il disait, nous disions, vous disiez, ils disaient.

 

Il y a juste une exception !!

Etre : J’étais tu étais, il était, nous étions, vous étiez, ils étaient.

 


Ca va ? Vous avez des questions ?

 

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Rédigé par frenchteacher

Publié dans #GRAMMAIRE-VOCABULAIRE

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Publié le 18 Mars 2010


Voici une de mes photos. C'est une photo de vacances en Normandie.

J'adore cette photo, j'adore photographier des choses (=things) fragiles.

J'habite dans une grande ville et je ne voudrais pas habiter à la campagne (=countryside).

Mais j'apprécie beaucoup la fragilité et la beauté de la nature.

J'aime la Normandie, j'aime la campagne, j'aime les rivières et les arbres (trees), j'aime beaucoup les fleurs (flowers) et les animaux de la campagne.

 

Je déteste la pollution et j'aime le calme.  


















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Rédigé par frenchteacher

Publié dans #J'AIME - JE N'AIME PAS

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Publié le 11 Mars 2010

Suite à mon article sur la biographie de Paul Robert, je voudrais vous faire part d'une petite anecdote sulfureuse.

Vous conviendrez qu'un dictionnaire nous donne la définition des mots dont nous ne sommes pas sûrs ou que nous ne connaissons pas. Oui, mais ne pensez-vous pas qu'il puisse nous influencer sur ce que nous allons penser de ces mots ?

Un exemple concret qui a crée beaucoup de polémiques autour du Petit Robert ; le mot "colonialisme". Comment pourriez-vous définir ce mot sans être influencé idéologiquement ?

 

Voici les définitions qui ont fait scandale en 2007, parce qu'elles n'avaient pas changé depuis 40 ans ;

  • Colonisation : « mise en valeur, exploitation de pays devenus colonies ».
  • Coloniser : « coloniser un pays pour le mettre en valeur, en exploiter les richesses [...] ».

Ceci nous fait tristement penser à l’alinéa 2 de l¹article 4 de la loi du 23 février 2005 mentionnant, rappelez-vous, le « rôle positif » de la colonisation française. Heureusement, le Président de la République Jacques Chirac avait compris l’indignation suscitée chez beaucoup de nos compatriotes. Cet alinéa a été abrogé. Mais Le petit Robert, deux ans plus tard, continue d'insinuer un rôle positif à la colonisation.

Finalement, en 2008, une citation d'Aimé Césaire (Qui était Aimé Césaire ? voir mon article aimé césaire - le concept de "négritude" ) est ajoutée d'après son "Discours sur le colonialisme" :

« À mon tour de poser une équation : colonisation = chosification ;

J'entends la tempête. On me parle de progrès, de vies élevées au-dessus d’eux mêmes.

Moi je parle de sociétés vidées d’elles-mêmes, des cultures piétinées, d¹institutions minées, de terres confisquées, de religions assassinées, de magnificences artistiques anéanties, d¹extraordinaires possibilités supprimées.

On me lance à la tête des faits, des statistiques, des kilomètres de routes, de canaux, de chemin de fer ?

Moi, je parle de milliers d’hommes sacrifiés au Congo-Océan.

Je parle de ceux qui, à l’heure où j’écris, sont en train de creuser à la main le port d’Abidjan.

Je parle de millions d’hommes arrachés à leurs dieux, à leur terre, à leurs habitudes, à leur vie, à la danse, à la sagesse.

Je parle de millions d’hommes à qui on a inculqué savamment la peur, le complexe d’infériorité, le tremblement, l’agenouillement, le désespoir, le larbinisme. »

 

 

 

J'ai trouvé ces information fort éclairantes sur un site consacré aux problèmes de la France par rapport à son passé colonial ; link

 

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Rédigé par frenchteacher (fle)

Publié dans #PETITE PHILOSOPHIE

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